vendredi 19 septembre 2008

enfin...un vélo!!!

Et oui le petit s'est fait attendre, faut dire qu'ici ce n'est pas aussi simple qu'en Australie et que la demande en vélos est forte sur le campus de Moholt vu l'arrivée de nombreux étudiants en début d'année. Du coup patience, en attendant il faut essayer de récupérer des vieilles rougnes abondonnées sur le campus, sur lesquelles il faut investir pas mal de temps et surtout avoir les outils adéquats. J'en avais un trouvé pas si mal, mais un jour il est reparti comme je l'avais trouvé, (je n'avais pas mis d'antivol en même temps, mais ce ne fut pas une mauvaise perte!!).

Je me suis aussi rendue à la fourrière qui organise chaque mois une vente aux enchères de vélos....bien sûr tout Moholt était au rdv, quelques 200 personnes rassemblées sur les coups de 4h pour repérer les vélos ....(qui sont en fait récupérés lorsqu'ils sont abandonnés en ville, là aussi mieux vaut avoir quelques notions pour réparer les vélos!) bref je suis quand même restée pour voir comment se déroulait la séance. Un homme bedonnant en salopette grise debout sur une table brandit les "bêtes" certaines complètement désossées et puis annonce un prix de départ en norvégien bien sûr, mieux vaut avoir révisé les chiffres à l'avance, on devine, ce n'est pas très loin de l'anglais. Bref les gens lèvent le doigt et puis ça monte, monte même assez haut quelque fois, j'ai vite abandonnée var 150 euros pour un vélo où il faut encore tout réparer, non merci!! je suis repartie 3 heures après, et ce n'était toujours pas fini!! bredouille donc ...

J'ai pris la carte de bus au mois dans l'intervalle (juste pour info un ticket de bus valable une heure vaut 4 euros!!) , donc la trouvaille d'un vélo ne urgait plus vraiment. Il se trouve qu'un allemand m'a proposé un moutnain bike dans mes prix (enfin relatifs à la Norvège, je ne comparerai pas avec le prix d'achat de mon vélo en Australie!) Il a tout remis en état, bon les roues sont voilées, donc les friens ce n'est pas encore top top mais c'est un bon début, je peux donc gravir avec joie et bonne humeur chaque jour la pente de 50% qui rejoint l'université au campus. Il faut même descendre du vélo sinon on repart en arrière....musculation des cuisses au porgramme!!!
et voilà l'engin:
Ah oui ici le casque n'est pas obligatoire, j'ai toujours l'impression d'oublier quelque chose en partant.
Il paraît qu'en hiver, il est vraiment impossible de rouler du fait du verglas même avec des pneux cloutés (très courants ici)

jeudi 18 septembre 2008

cocktail party!

Dans le cadre du handball, j'ai été invitée à une soirée, histoire de faire un peu connaissance entre membres des équipes féminine et masculine. Le principe : on est divisé en 4 groupes de 10 personnes avec chacun un thème (nous c'était cocktail) et puis on se retrouve les 4 groupes pour la deuxième partie de soirée dans une salle réservée pour nous!!



Ici les soirées commencent tôt, à 6h plus précisément, mieux vaut avoir mangé avant car attention, certains coctails décapent!

Il y avait tous les styles dedéguisement cocktail, miss cocktail bien habillée (les jupes sont très très courtes, un peu comme en Australie, ça choque un peu...) et puis mister cocktail (déguisé en cosmopolitain), madame cherry under her palm tree! Pour ma part, j'avais essayé de me faire une coiffure avec oranges et citrons verts dans les cheveux, des pailles et prasoles, tout le bazarre à tenu la soirée!















Martin, Martin og Mathias

et oui le prénom Martin est très courant par ici
















et puis sur le chemin champagne (enfin du cava, alias le champagne espagnol) on a ensuite rejoint les pyjamas, haiwaiens, et bad taste clothes!!

dimanche 7 septembre 2008

Sortie à Trollheimen

Ballade d'une journée organisée par l'association des erasmus, dans le pays des trolls ou Trollheimen. Départ à 6h30, dur dur pour retrouver les montagnes norvégiennes. Quelques heures de bus et de bateau, et voici le paysage du coin:














48 au départ, et puis quelques pertes en route, pour finalement arriver au bon compte à la fin, vive les portables!
On s'est tous un peu paumés, faut dire que les cartes ne sont pas faciles à lire, rivières à enjamber, marche dans les marécages, mieux vaut avoir des chaussures imperméables...bref nous avons même pu toucher la neige à 1200 m d'altitude:
















Beaucoup de français (et de belges, pas de blagues) à bord, et assez fou, un gars de Ventabren (mon petit village de 5000 habitants) et qui plus et, a passé l'été avec mon frère, sa tête me disait quelque chose!

Et Cristina, ma colloc espagnole aux lunettes rouges







voici la mousse de la steppe norvégienne, de toutes les couleurs!







du coton?


mardi 2 septembre 2008

Et si la Norvège était le pays des barrages?

Après 2 semaines de combinaisons possibles de cours, voici mon emploi du temps du premier semestre !
Ca paraît light, mais rassurez vous, ce n'est point le cas, vu la taille des bouquins de cours.
Le management stratégique (rien que le nom, ça fait donne des boutons...), il s'agit de vrais cours d'économie...et le pavé doit faire 5 cm d'épaisseur tout en anglais of course, à force ça donne un peu mal au crâne, quand les livres ne sont pas en norvégien, ce qui est malheureusement le cas pour le cours des pompes à chaleur. Sinon le cours d'analyse de risque ressemble au cours de statistiques de l'insa mais en plus appliqué! et le cours d'indoor environment consiste à faire des prises de mesures et d'analyse d'air sur plusieurs installations en laboratoire, on est un petit groupe de 5 élèves pour un seul prof, tout comme le cours de spécialisation sur les pompes à chaleur. C'est baucoup plus personnalisé ici! Enfin le cours sur le design des barrages, le plus interessant, porte sur la construction des barrages (plus en lien avec du génie civil), c'est un ingénieur qui bosse à 80% en entreprise qui vient nous faire les cours, autant dire que c'est aussi très appliqué. C'est d'ailleurs grâce à ce cours dans le département hydraulique que j'ai pu avoir la chance de partir faire une excursion de 2 jours, tous frais payés, à l'est de Trondheim jusqu'en Suède pour visiter quasi toutes les installations hydrauliques du coin. C'est assez surprenant car dans ce cours, je n'ai pas l'impression de me sentir en Norvège mais au beau milieu de l'Afrique, l'Inde, de la Chine... certains ont la trentaine bien tassée, ils viennent ici pour faire leur master en hyrdopower en ayant bossé dans le secteur avant!
la vue depuis l'un des nombreux barrages



l'ardoise dans ce coin là est argentée














Les réservoirs ainsi formés par les barrages permettent la construction de tunnel acheminant l'eau sous pression dans la turbine qui entraîne un arbre lui même entraînant un générateur servant ensuite à produire l'électricité. Une station peut atteindre une production de 70MW (quasi plus que le parc éolien sur lequel je travaillais, autour de 60MW), histoire de donner des ordres de grandeurs, qui peuvent servir aux entretiens!!!! Les ingénieurs jouent véritablement avec l'eau, la dévient dans tous les sens pour assurer des meilleurs rendements, tout en essayant de préserver au maximum les ecosytèmes. De même la production d'électricité hydraulique se fait en fonction du prix de vente de l'électricité. Les réservoirs ne se vident qu'au moment où la prix de revient devient intéressant! et si par hasard tout le monde à la même idée, alors la demande augmente et le prix de vente regrimpe. Les prévisions météo sont aussi importantes, afin de savoir quand vider les résevoirs avant les précipitations.


Voici une station météorologique, tiens tiens ça me rappelle mes capteurs sur les mâts d'éoliennes, on retrouve en effet le capteur de température, de précipitation, l'anémomètre, ainsi que la capteur mesurant la hauteur de neige s'accumulant sur le "snow pillow" à gauche. La pression exercée par la neige permet aussi de déterminer le poids de la neige (car en effet ce paramètre est à prendre en compte pour la construction de barrages dans un pays tel que la Norvège!)

Et puis en écoutant d'une oreille les explications, on remasse les myrtilles!



On descend parfois à plusieurs mètres de profondeur (-50m) pour voir le fonctionnement de la station hydraulique (et oui la différence de potentiel est le principal moyen de récupérer l'énergie de l'eau.)










les futurs schtroumpf ingénieurs de l'hyrdopower!


voici l'arbre raccordé à la turbine en amont










Une ville minière abandonnée depuis une centaine d'année, non loin de Roeros, une autre ville fut éclairée via une station hyrdaulique en 1913!




Ballade dans cette ville assez morte il faut l'avouer!


Pour tuer le temps, petite pause café et kreomble (qui n'est pas du tout du crumble mais une sorte de donut à la crème)











Cette photo est en réalité à l'envers, peine à croire, l'eau est un vrai miroir!









celle ci est à l'endroit, tout autant impressionnante!
un barrage en Suède (on a d'ailleurs eu le droit à l'hymne suédoise dans le bus au moment depasser la frontière qui est en fait symbolisée par une petite planche jaune!)
Et puis au retour, petit arrêt près d'une cascade pour un topo sur une autre station météo par notre cher professeur (en tenue de pêcheur!!) super sympathique, on a eu le droit à la voix off du documentaire animlier dans le bus. Un vrai passionné de la nature (J'ai pensé à toi Flo!), ils nous a bien sûr raconté en large et en travers la vie du renne ("rain deer") et de l'élan, ainsi que celle du saumon, par exemple ici (voir vidéo) on aperçoit des saumons assyeant de remonter la cascade en vain, bien qu' ils soient nés en contre bas de la rivière....la théorie reste donc à vérifier! Ceci dit il paraît que Trondheim figure parmi les meilleurs endroits de Norvège pour pêcher le saumon, il n'est plus protétgé à partir de septembre, vous me voyez donc passer mes prochains week ends la canne à pêche en main...décidément entre brimbelles, bientôt la pêche, je vais finir hermite au fin fond de la steppe...le temps du surf est bien loin à présent!

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samedi 30 août 2008

Ballade champêtre du côté de Dragvoll...

Alizée est venue me rendre visite le week end dernier, histoire de me remonter le moral un peu dans les chaussettes, je l'avoue. Elle n'était pas très loin, à Oslo pour faire son stage à l'ambassade dans les vins et spirtiteux français...(j'ai compris aussi pourquoi l'alcool était hors de pris aussi, les taxes sur les impotations sont très importantes). 7 h de train donc depuis Oslo pour rejoindre Trondheim!
Ballade dans la ville pour commencer
ça ressemble en fait à Bergen, sauf qu'il pleut moins souvent ici.... enfin j'espère!














et puis visite de la cathédrale, et oui nous sommes montées tout en haut, 172 marches pour accéder à la tour d'où nous avions une vue imprenable sur la ville et le fjord












Et puis le dimanche, nous sommes allées marcher du côté de Dragvoll, dans l'espoir de trouver des brinbelles...
Sans vraiment connaître le chemin, nous sommes partis à l'aventure en suivant quelques pistes de ski de fond par ci par là. Les marcheurs étaient au rendez vous. Pour les myrtilles c'était fini, par contre les framboisiers abondaient.






petite pose pique nique : au menu du maquereau à la tomate, une spécialité norvégienne, plutôt pas mal!







et voici la récolte : le pot d'Alizée à gauche: framboises de luxe....et mon pot à droite, catégorie 5 soit disant!)

voici le résultat, une belle tarte aux framboises
et confiture de myrtilles, so délicious
Vær så god!